
| Rapport d'activité, équipage5. |
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L'équipe 5 est à pied d'œuvre et se compose de :
Les activités de recherche commencent par un repérage télérobotique du site n°1. Ce site avait été choisi plus tôt cette semaine par l'équipe des opérations scientifiques du centre de recherche Ames de la NASA pour son potentiel scientifique. L'équipe de la NASA avait choisi ce site à partir de données aériennes (simulation de données recueillies par un orbiteur) et de données recueillies in situ (simulation d'une caméra panoramique d'un atterrisseur). L'objectif de l'activité télérobotique est de repérer de manière plus détaillée le site et de préparer une éventuelle activité extra véhiculaire. Un nouveau concept d'exploration robotique est en outre expérimenté. Un gros rover transportera un petit rover ( en réalité peut-être plusieurs) vers le site à explorer. Ce (ou ces) petit rover procédera alors à une exploration détaillée du site. Ce concept ressemble un peu à celui du couple Mars Pathfinder et du rover Sojourner, en supposant que l'atterrisseur est également un rover et avec le gros avantage que les 2 rovers peuvent être télécommandés par un équipage sur Mars sans délais de transmissions.
Étant donné l'épais brouillard, le site est caractérisé au mieux selon les recommandations des scientifiques de Ames. Le déploiement d'un petit robot en satellite d'un plus gros a permis d'acquérir des données intéressantes pour des études ultérieures d'explorations téléguidées dans ce mode.
Cette journée est consacrée aux activités d'entretiens de la base et à la préparation d'une EVA sur le site n°10 à environ 4 km au nord nord-ouest de la base FMARS. Ce site a également été suggéré par les scientifiques de NASA Ames. La distance jusqu'à l'objectif et le temps nécessaire à l'exploration du site nécessitent de prévoir un surplus d'oxygène (simulé). Ils prévoient de disposer une remorque à mi-chemin en supposant qu'elle contient quatre réserves de deux heures d'oxygène. De nouvelles génératrices fonctionnant au gas-oil sont arrivées et sont installées.
Le site n°10, considéré comme très prioritaire par les scientifiques de NASA Ames, va être visité aujourd'hui. C'est un bassin en forme de banane de la longueur d'un terrain de football avec de petits ravinements sur les parois. Ce site est intéressant d'un point de point de vue géologique et biologique. Pour cette raison il est prévu de recueillir des échantillons d'eau.
Comme décidé la veille, ils déposent une remorque chargée de réserves d'oxygène à mi-chemin du parcours. Pour éviter de s'enliser ils choisissent une route qui suit au maximum les crêtes des collines. Le site est atteint au bout d'une heure. Ils se séparent en deux groupes. Samson et Pascal se consacrent aux relevés géologiques alors que Charlie et Kelly s'occupent des questions biologiques. Samson est également responsable du suivi de la consommation d'oxygène. La caractérisation du site n°10 ne révèle finalement pas de surprises et le travail est accompli en 50 minutes. Ils décident alors de pousser la reconnaissance d'un kilomètre vers le nord pour explorer une petite vallée qui s'étend d'est en ouest. Des photos aériennes font penser à une ancienne vallée glaciaire. Les observations sur le terrain semblent confirmer cette hypothèse. Ils sont probablement les premiers hommes à contempler la beauté majestueuse du site. C'est un monde minéral principalement composé de rocher, d'eau et de glace avec quelques rares traces de vie dans les flaques d'eau et sous les rochers. Les réserves d'oxygène s'amenuisent et il est temps de rentrer. Durant toute la durée de la sortie ils sont restés à distance de marche de l'habitat. A leur arrivée à la base, un Twin Otter (avion de liaison) venait juste d'atterrir amenant une nouvelle vague de participants au projet HMP (Haughton Mars Project). Parmi eux, Michael Boucher et Sean Murray, de la société Hamilton-Sundstrand. Hamilton-Sundstrand est une entreprise aérospatiale actuellement sous contrat avec la NASA pour développer des systèmes de support de vie pour les combinaisons spatiales de la navette et de l'ISS. Ils allouent également des fonds propres pour la recherche et le développement de nouveaux concepts de scaphandres pour l'exploration spatiale avancée. Mars est une application possible, mais les recherches se focalisent actuellement sur des aspects plus généraux des futurs systèmes. L'entreprise a entrepris des recherches en collaboration avec le projet NASA de Haughton, le centre de recherche Johnson (NASA), le centre de recherche Ames (NASA), l'université Simon Fraser et l'institut SETI, pour l'intégration de nouvelles technologies de communication et le développement de stratégies et d'outils pour l'exploration spatiale habitée en général mais directement applicables à l'exploration planétaire. Les activités à Devon Island présentent l'avantage de conduire des recherches scientifiques sur le terrain tout en développant de nouvelles technologies qui permettront d'optimiser les activités scientifiques sur des sites très éloignés.
Mike et Sean aident Pascal à se glisser dans la partie supérieure du concept de scaphandre de Hamilton-Sundstrand. Le premier travail consiste à apprendre au système de reconnaissance vocale à reconnaître la voix de Pascal dans l'environnement bruyant de la bulle du casque. Le système doit également être programmé pour reconnaître les termes géologiques tels que "l'impact météoritique a engendré une activité hydrothermale" ou " fossiles stromatolites dans carbonate dolomitique".
Dès que tout est prêt, Pascal part pour une petite traverse avec le scaphandre équipé de l'ordinateur portable Xybernaut MA IV fixé dans le compartiment technique dorsal de ce dernier. Ses notes s'enregistrent et s'affichent dans le casque à fur et à mesure qu'il les dicte. Elles sont également automatiquement datées et repérées géographiquement à l'aide d'un récepteur GPS. Il peut ainsi se concentrer sur son travail de géologue. Tout ceci ne s'est évidemment pas passé sans incidents techniques, mais c'est précisément pour cette raison qu'ils font ces essais. Pendant ce temps, Kelly et Jaret ont quitté la base FMARS pour simuler une reconnaissance robotique. Ils mènent des investigations complémentaires sur le site numéro 7 en mode télérobotoquique simulé, afin de préparer la sortie extra véhiculaire de demain.
Pascal continue le travail commencé la veille avec l'équipe de Hamilton-Sundstrand. Il s'agit de mettre au point un système de communication avancé entre un explorateur en scaphandre et un équipage à proximité, par exemple dans un rover pressurisé.
L'équipe de support dans le rover va aider l'explorateur à afficher des cartes du terrain, et à connaître sa position. Pascal en simulation de traverse géologique voit ainsi s'afficher dans son casque les cartes qu'il demande à l'équipe du rover. Les essais se déroulent avec succès. L'équipage de la base FMARS prépare pendant ce temps l'activité extra véhiculaire vers le site 7. Dès que Pascal les rejoint, ils enfilent leurs scaphandres et se mettent en route. Pascal monte avec Jaret dans le Purmacat, un nouveau véhicule biplace que ce dernier a amené à Haughton pour tester les avantages et les inconvénients d'un véhicule biplace dans l'exploration planétaire. D'un coté il y a moins de redondance lorsque deux explorateurs dépendent d'un seul véhicule. D'un autre côté, le passager peut mieux se concentrer sur le terrain traversé, sur la navigation et sur la science. ![]() Le site 7, coloration martienne Palscal Lee Le site 7 est un mesa (petit plateau) calcaire avec des parois en marches d'escalier. D'intéressants ravinements ainsi que des structures de terrain de forme polygonale d'environ 1m de diamètre y sont décelés. Un des objectifs de la mission est de comparer les résultats obtenus par l'exploration télérobotique de la veille à ceux obtenus par des explorateurs sur le site. Cette belle expédition clôture les activités de l'équipe 5.
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