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9ième CONGRES INTERNATIONAL de la MARS SOCIETY du 3 au 6 août 2006 Washington |
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LE LANCEUR LOURD ARES, ÉLÉMENT CLEF DE L'EXPLORATION lors du 9ème congrès annuel de la Mars Society, à Washington)
Si nous avions essayé d'aller sur la Lune de cette manière, nous n'y serions pas arrivé. On a pu aller sur la Lune dans les années 60 parce que nous avions le Saturne 5. Si on avait essayé avec le Titan 3, ça n'aurait pas marché, tout simplement. Ainsi, la raison pour laquelle le programme de la NASA des années 60 a pu permettre d'atteindre la Lune et de s'y poser est que nous avions un lanceur lourd; la raison pour laquelle on n'est pas allé au delà de l'orbite basse terrestre depuis 1973 est que nous n'avions pas de lanceur lourd, point. Maintenant, une des raisons pour lesquelles nous avons voulu vider O'Keaffe, en dehors de l'abandon de Hubble - qui était quelque chose de très négatif, non seulement à cause des opportunités scientifiques qui auraient été perdues du fait de la perte de Hubble, mais aussi, essentiellement, à cause de l'abandon du principe de motivation animant la NASA, et de l'abandon du principe d'esprit pionnier de l'exploration, puisque, après tout, la peur était la raison affichée pour abandonner Hubble - était que, en plus de cela, O'Keaffe pensait mettre en application, ou prétendait mettre en application, la Perspective pour l'Exploration de l'Espace d'une manière qui en fait ne nous aurait pas conduit sur Mars. En particulier, il s'opposait au développement d'un lanceur lourd. Il avait chargé les concepteurs de missions de la NASA, de mettre au point un projet de mission lunaire avec envoi de quatre lanceurs moyens, de quatre rendez-vous en orbite basse terrestre, de deux rendez-vous en orbite lunaire. Franchement, il aurait été tout à fait impossible de conduire un programme lunaire sur cette base. Si on a besoin, en fonction de l'ambition de l'architecture, de deux à quatre fois plus de masse en orbite basse terrestre pour monter une mission martienne, qu'il n'en faut pour une mission lunaire, si on a besoin de quatre lancements pour monter une mission lunaire, on en aurait besoin de quelque chose comme douze pour aller sur Mars. Ce n'est tout simplement pas faisable. C'est une autre raison, essentielle, pour laquelle il fallait le vider et pour laquelle mettre la pression sur lui pour Hubble a été une très bonne chose, parce que nous nous en sommes débarrassés et que nous avons obtenu quelque chose de bien meilleur. Si on veut aller sur Mars, on doit avoir un leadership qui veut réellement y arriver. C'est une condition fondamentale. Et on doit aussi avoir un leadership qui sait ce qu'il fait. Et on doit avoir un leadership qui prend en compte la réalité technique et ne suit pas simplement la ligne du Parti "Oh, nous n'avons pas besoin d'un lanceur lourd. C'est notre position, et si vous n'approuvez pas cette position, alors vous ne faites pas partie de l'équipe". Ca peut fonctionner correctement en politique, ça ne marche pas en ingénierie. L'ingénierie doit être basée sur la réalité. Ainsi, Griffin a indiqué clairement qu'il voulait un lanceur lourd... Le lanceur qu'il a conçu avec la NASA, il l'appelle Ares... C'est en fait la bonne solution si l'on veut créer un lanceur lourd avec ce dont ont dispose aujourd'hui. Dr Robert Zubrin Traduction : Pierre Brisson |