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High Lakes Expedition |
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Licancabur et Poquentica 2005Du 20 octobre au 24 novembre |
Alors qu'Edmond, Melissa et moi partirons demain pour le sommet, la première équipe doit être arrivée au sommet de Poquentica à l'heure qu'il est. Pour Edmond et moi, c'est repos toute la journée. Apres un solide petit-déjeuner, je prends la piste à la sortie de Julo avec mon appareil photo et je marche pendant 6 km histoire de voir où en est mon souffle. Le Soleil brille mais le vent atténue ses effets. Pourtant, au bout de 3 km, j'éprouve l'impression qu'il faut que je fasse demi-tour. Ce n'est pas pour rien qu'ici les femmes comme les hommes portent chapeaux et casquettes. Moi, je suis partie nue tête et la sagesse de demande de rentrer au frais rapidement. Par contre, je me rends compte que petit à petit je m'habitue au climat. A Laguna Verde, j'avais plusieurs épaisseurs de vêtements sur moi. Depuis que nous sommes à Julo, je vais et je viens habillée comme en Europe pour l'automne. Hier, à 5500 m, j'étais en pull et j'avais laissé mon anorak pour la photo. Un peu de Soleil passait par là et il devait faire aux alentours de 10°C.
Seule Guitchi, notre cuisinière, me tient compagnie ce matin. Edmond se repose dans la chambre. Il règne ici un silence inaccoutumé. Nathalie m'a dit avec un sourire de Joconde : " Tu nous rejoins après-demain au sommet de Poquentica ?" Edmond m'a dit ce matin qu'il y retournerait. Bon... J'ai commencé par dire non. Il faut imaginer ce que représente de telles ascensions. Puis, ce matin tout en écrivant, je me dis que de me retrouver seule au village risque de me peser un peu. Je suis en forme et Macario est là pour nous montrer à nouveau. Bref... Je sens qu'il y a une Michèle qui va encore s'avaler des tonnes de poussière et les 300 derniers mètres de muraille qui manquent pour illustrer son palmarès ! Hier, il ne nous manquait qu'une heure pour arriver au sommet mais Macario nous a fait rebrousser chemin car il était trop tard. Nous avons mis plus de 4 heures pour monter et redescendre mais nous étions partis tard et je ne m'imaginais même pas que nous arriverions jusqu'au premier promontoire. Le camp se trouve dans le cratère, près du lac où travaille l'équipe. J'ai manqué le lac du Licancabur et je voudrais bien voir celui-là.
Dans deux jours, le travail de recherche terminé, nous partirons pour La Paz et commenceront les "vacances" jusqu'au lac Titicaca et Tihuanaco. Ensuite, retour aux Etats-Unis avec peut-être un interlude à San Pedro d'Atacama car Nath va peut-être escalader le volcan Acamarachi (6150 m) pour une reconnaissance pour de futures recherches. Nous repartirons en passant par Antofagasta, puis Santiago mais nous n'en sommes pas là...
Michèle Cabrol
© images : APM / Michèle Cabrol.