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Curiosity roule maintenant sur un sol meuble

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Curiosity s’est maintenant engagé dans la « Vallée cachée » (Hidden Valley) et roule sur un terrain qui n’est absolument plus agressif pour les roues. Les précautions prises dans le roulage depuis plusieurs semaines avaient déjà permis de limiter l’apparition de nouveaux trous dans le voile métallique extérieur des roues.

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Vue de la Hazcam avant (Cusiosity est en marche arrière) montrant les traces de roulage dans la « Vallée cachée ». Cette vue date du 5 août à 17h40 heure française, au 709 ème jour martien de la mission. Le 5 août marque le deuxième anniversaire (en années terrestres) des opérations du rover à la surface de Mars. Curiosity s’est posé un 5 août en heure californienne et le 6 août en heure TU ou française. (Doc. NASA/JPL-Caltech)

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Vue par la même caméra à 18h09. Curiosity est revenu en arrière sur ses traces. (Doc. NASA/JPL-Caltech)

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Une belle trace dans le sable sur une image Navcam du 4 août. On conçoit que , dans un tel sol, le problème de l’usure des roues du rover ne se pose plus. (Doc. NASA/JPL-Caltech)

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Montage de deux images Mastcam du 5 août montrant la suite de la vallée (doc. NASA/JPL-Caltech/MSSS)

Lors du congrès AIAA « Space 2014 », Ashwin Vasaveda, deputy project scientist sur la mission Curiosity, a expliqué qu’il n’avait pas été prévu que Curiosity roule sur un sol rocheux dur parsemé de rocs pointus. Dans un sol meuble les cailloux pointus s’enfoncent au passage du rover ; sur un sol rocheux pur il n’y aurait pas eu de problème non plus. Ce type de sol n’a pas été rencontré par Spirit et Opportunity.

Table ronde prochaine décennie d'exploration martienne

De gauche à droite Matthew Golombek (JPL) chef de projet scientifique MER (Opportunity), Ashwin Vasaveda (JPL) chef de projet scientifique adjoint pour Curiosity, Robert Lillis (Berkeley) membre de l’équipe scientifique MAVEN, Tom Hoffman (JPL) chef de projet InSight, pendant la table ronde « L’exploration martienne : la décennie à venir », le 5 août, lors du congrès AIAA Space 2014 (doc. A. Souchier)

Des explications complémentaires sur les différences entre les roues d’Opportunity et celles de Curiosity ont été données sur le stand du JPL dans l’exposition associée à Space 2014. L’explication principale provient de la procédure d’atterrissage. Opportunity a atterri assez brutalement avec des airbags et le rover était fixé par ses roues sur la structure d’atterrissage. Les roues devaient donc pouvoir supporter un choc d’atterrissage bien plus violent que celui qu’a subi Curiosity avec son atterrissage quasi en douceur sous sa Skycrane. La différence se voit même sur les arceaux métalliques en spirale qui relient la périphérie de la roue au moyeu. Sur une roue d’Opportunity on ne peut faire bouger à la main cette suspension. Sur une roue de Curiosity, on peut obtenir manuellement un débattement de presque un centimètre.

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Les roues de Sojourner (mission Pathfinder), Opportunity et Curiosity sur le stand du JPL. La perspective diminue la taille apparente de la roue Curiosity. Le stylo sur la roue Opportunity donne l’échelle. (Doc. A. Souchier)

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Une roue d’Opportunity avec le trou de fixation à la plateforme d’atterrissage. Il y a surépaisseur de la roue autour du trou. Le rover était fixé à ce niveau par des boulons explosifs qui permettaient une libération après l’atterrissage ; la suspension en spirale est extrêmement rigide et ne servait de suspension que pour l’atterrissage. (Doc. A. Souchier)

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La même zone de fixation vue de l’extérieur. Les nervures de formes particulières laissent des empreintes dans le sol qui permettent de mesurer la distance parcourue. (Doc. A. Souchier)

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Par comparaison, la suspension de la roue Curiosity est bien plus souple et l’on peut faire bouger le moyeu à la main (doc. A. Souchier)

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Une vue générale du stand JPL lors de « Space 2014 » (doc. A. Souchier)

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Au sujet de l'auteur
Alain Souchier
Diplômé de l’école Centrale Paris en 1970, Alain Souchier a consacré sa carrière aux moteurs à ergols liquides des versions successives du lanceur Ariane à Snecma groupe Safran. Il a ainsi participé à de nombreux lancements en Guyane dont le premier vol Ariane en 1979. Il est entré au Cosmos Club de France d’Albert Ducrocq en 1969 et a assisté aux missions Apollo16, Skylab et Apollo-Soyouz aux USA. Il a accumulé plus d’une heure de microgravité à bord d’avions en vol parabolique et participé à plusieurs missions de simulation d’exploration martienne d’abord dans l’habitat de la Mars Society dans l’Utah (2002 et 2006) puis dans les grottes glaciaires de Dachstein (2012), au Maroc (2013) et sur le glacier de Kaunertal (2015). Il est président de l'association Planète Mars depuis 2010.
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