L'image martienne de la semaine par Gilles Dawidowicz
Semaine 46 (12 novembre)

Plongeons au fond du bassin d'impact Schiaparelli...

L'une des principales découvertes de la sonde MGS aura été la mise en évidence (l'année dernière) de terrains stratifiés sur Mars, terrains affleurant à la surface et induisant à des époques reculées, des épisodes intenses d'érosion (cycles érosion-transit-dépôts). Ces stratifications ont notamment été observées sur les parois du canyon Valles Marineris...

Depuis cette mise en évidence, des milliers d'images ont révélé des structures stratifiées dans de nombreux autres sites, géomorphologiquement très variés, comme au fond de cratères d'impact, au fond de canyons, de gorges ou de chenaux, le long d'escarpements, d'abrupts ou de falaises.

La très spectaculaire image présentée cette semaine, a été prise par MGS en 2001 et montre la nature du fond d'un cratère d'impact situé près de l'équateur, dans la région Nord-Ouest du bassin Schiaparelli (0.15°N, 345.6°W). L'image couvre une zone de 3 km de large environ. Le Soleil illumine la scène par le haut gauche.

Ces couches géologiques d'aspect uniforme sont d'épaisseur régulière. Elles sont le témoin d'une phase intense de dépôt, probablement très lointaine. Ces dépôts, semblables à ceux révélés fin 2000 (semaine 50 2000, semaine 51 2000), sont d'origine inconnue.

S'agit-il de dépôts éoliens, d'une sédimentation marine, lacustre ou de cinérites volcaniques ? Un an après les premières observations, nous n'avons toujours pas la réponse.

Par ailleurs, quels agents ont ensuite altérés ces dépôts, en les exhumant partiellement, en les déblayant, puis en les prenant partiellement encore en charge pour les emmener plus loin de sorte à nous montrer l'aspect qu'ils ont aujourd'hui ?

Enfin, le vent a de toute évidence prit une part active dans le processus qui a suivi les phases de dépôts et les phases d'érosion. Aujourd'hui, on observe ainsi des rides et des bancs de sables clairs ou foncés, formant des dunes elles-mêmes claires ou foncées. Ces formations sableuses sont-elles toujours toutes actives ?

Crédit image : NASA/JPL/Malin Space Science Systems.

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