L'image martienne de la semaine par Gilles Dawidowicz
Semaine 38 (16 septembre)

Les analogues martiens en France. 1ère partie

Nous parlons souvent à la Mars Society et à l'Association Planète Mars, d'analogues martiens (sur Terre), et notamment à propos des régions où nous avons implantés nos bases de recherches et de simulations F-MARS et MDRS. Si nous avions déjà évoqué les critères d'identification d'un analogue (pour l'implantation de la base Euro MARS), nous n'en avions jamais présenté en France. Et pour cause, tout simplement parce que notre beau pays n'est pas très riche en sites assimilables à Mars. Rappelons quelques critères possibles de ressemblance et/ou d'intérêt :

  • l'altitude (pression, UV, température, hygrométrie...),
  • la haute latitude (froid sec, isolement, caractère extrême du milieu...),
  • la profondeur (gravité réduite, pression et température),
  • la géologie et le paysage (cratère d'impact, volcanisme, désert...),
  • les formations géomorphologiques (dunes, canyons, mesas, cratères d'impact...),
  • ...

Or si la France possède une grande diversité de paysages, peu sont des analogues martiens "sérieux". Nous reviendrons sur quelques uns d'entre eux, comme les volcans d'Auvergne, le cratère d'impact de Rochechouart ou quelques autres sites encore.

Voici donc présenté cette semaine, une site tout à fait remarquable, dont nous tairons le nom exact et la localisation précise dans le but de le protéger (ce site naturel étant classé). Perdue au cœur d'une forêt, une petite vallée de quelques kilomètres de long possède sur une partie de sa longueur des caractéristiques morphologiques tout à fait étonnantes : outre une couleur rouge fortement dominante, des nuances de bruns et d'ocres rappelant celles de Mars, cette vallée possède des formes et formations créées par l'érosion et l'action de l'eau. Cette petite vallée longue de quelques kilomètres n'offre pourtant pas ce paysage sur tout son cours mais seulement dans sa partie avale, sur une longueur de quelques centaines de mètres. Là, soudainement, l'érosion s'est rendue plus efficace et les versants latéraux de la vallée présentent des reliefs dénudés de végétation (au demeurant très verte), des hautes cheminées de fées et des abrupts aux commandements d'une douzaine de mètres. Rongées par le ruissellement ces formations présentent aussi en sub-surface des alvéoles témoignant de l'efficacité de l'attaque chimique véhiculée par l'eau : la dissolution de ces formations est toujours en cours et il ne serait pas étonnant qu'elles disparaissent dans quelques temps...

(c) Texte : Gilles Dawidowicz/APM
(c) Images : Gilles Dawidowicz



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