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L'image martienne de la semaine par Gilles Dawidowicz En attendant Mars : plongeons à haute altitude... Une expédition en milieu extrême n'est pas une chose simple. Outre l'équipement et la dépendance à la technologie de l'ensemble de l'équipe, ainsi que des expériences prévues..., les conditions du milieu ainsi que la condition physique des personnes ne sont pas à négliger. A 6000 mètres d'altitude, tout peut arriver. L'expédition Licancabur 2002 est toujours en cours et se poursuit le mieux du monde malgré des intempéries, tempêtes de neige, nuages bas et brouillards, le tout couplé à une baisse de température non négligeable. Evidemment, l'altitude n'aide en rien, et le refuge est un endroit bien apprécié. La nuit, la Lune éclaire le paysage, mi lunaire, mi martien... Au petit matin, il n'est pas rare de retrouver les hauts sommets voisins dont le Licancabur, enneigés ! Ces conditions climatiques ont donc obligé l'équipe à attendre un jour de plus la grande ascension. L'équipe B a toutefois rejoint la première équipe arrivée sur place quelques jours avant. L'ensemble est au complet.
En attendant une météo favorable, l'équipe A s'est divisée en deux : une partie qui étudie les sites à stromatolithes et une autre qui installe des plaques à UV. Des champs entiers de paléo-stromatolithes ont été découverts et sont en cours d'étude...
Pour les UV, l'idée générale est d'étudier l'intensité du rayonnement Ultraviolet à cette altitude, ses effets sur le vivant et les conséquences éventuelles en planétologie et en exobiologie. Quatre collecteurs ont été placé dans la Laguna Blanca et deux autres dans la Laguna Verde. Chaque collecteur se compose de deux plaques de plexiglas, l'une bloquant le rayonnement UV, l'autre le laissant passer. Il s'agit d'une expérience devant être menée à long terme : après 10 jours d'exposition, les collecteurs seront ramassés puis les échantillons analysés dans différents laboratoires pour déterminer si l'ADN a été modifié ou non.
Mais d'ici là, ne doutons pas que nos amis auront atteint le plus haut lac d'eau douce du monde... et que leur téléphone satellite fonctionne à nouveau. (c) Texte : Gilles Dawidowicz/APM
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