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L'image martienne de la semaine
par Gilles Dawidowicz Erosion à la surface de Mars : le retour
Christensen émet au sujet de la formation de ces gullies, une nouvelle théorie. Nous reviendrons dans quelques temps sur une autre hypothèse avancée celle-là par une équipe française, composée de François Costard, François Forget, Nicolas Mangold et Jean-Pierre Peulvast et qui introduit des facteurs astronomiques dans la formation de ces gullies et donc réfute la relative jeunesse de ces formations... Revenons à Christensen et à son hypothèse. Voici quelques unes des images sur lesquelles il s'appuie. Provenant de MGS, les images montrent des chenaux et ravines martiens sur les pentes de cratères d'impact. Ces chenaux très frais sont attribués à des écoulements d'eau liquide s'écoulant avec des paquets de glace et/ou de neige partiellement fondu, une sorte de pack de dégel. De plus, Christensen est persuadé de voir sur ces clichés, des zones encore recouvertes par ces plaques de neige et de glace qu'il considère comme persistantes, et qu'il attribue comme étant les sources de la formation de ces chenaux et ravines. Cette image MOC (M09-2875) couvre une zone de 2,8 par 4,5 km et est centrée à 33,3° Sud par 92,9° Est. Le Nord est en haut et la lumière du Soleil provient de la gauche. L'autre image MOC (M03-04950) montre également en détail ces ravines, situées dans la région de Dao Valles. Christensen explique que les restes des packs de glace et de neige se situent dans des cavités protégées par le froid, exposées face au pôle. L'image couvre une zone de 2,8 par 5 km et est centrée à 35,7° Sud par 90,9°Est. Le Nord est en haut et la lumière solaire provient de la gauche. Le dernier cliché est pris dans le visible par la caméra infrarouge de Mars Odyssey. Sans apporter beaucoup plus d'arguments, Christensen indique que ces chenaux et ravines proviennent également de la fonte de packs de neige persistants. Pour lui, les chenaux situés dans le haut droit du cliché semblent provenir du dessous du plateau, dans une zone qu'il dit en être la source, du fait de la présence de terrains clairs, identifiées selon lui comme de la neige. Il explique même que cette couverture de glace disparaît graduellement vers l'aval. Ce cratère d'impact situé à 43° Sud par 214° Est ne semble posséder cette couverture persistante de neige que sur son versant froid (le versant Nord), face au pôle (Sud dans ce cas). Sur la face moins à l'ombre et donc plus chaude du cratère d'impact, la couverture de neige a totalement disparue, laissant les chenaux et ravins complètement dénudés. L'image couvre une zone de 12,6 par 10,3 km. Le Nord est en haut et la lumière du Soleil provient de la gauche. Christensen pense que la couche neigeuse et glacée s'est mise en place suite à des précipitations neigeuses. Un dégel partiel (persistance de zones froides couvertes de neige et/ou de glace exposées face au pôle) s'est produit, puis un écoulement sous glaciaire d'eau liquide a pu se faire grâce aux eaux de fonte produite par le dégel et à la protection au-dessus des plaques de neige/glace persistantes. Selon lui, c'est cet écoulement qui a généré dans ces conditions ces chenaux et ces ravines. (c) Texte : Gilles Dawidowicz/APM
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