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L'image martienne de la semaine
par Gilles Dawidowicz Olympus Mons.
Tout le monde connaît maintenant cet édifice géant, véritable référence et véritable mythe en matière volcanique et cela dans tout le Système Solaire… Nous en avions d'ailleurs déjà parlé à plusieurs reprises dans cette chronique. Voici cette semaine, une vue inhabituelle de ce Seigneur : une vue oblique, grand-angle et … en position verticale ! Provenant de la caméra MOC de la sonde MGS, cette vue d'Olympus Mons qui apparaît sous le limbe de la planète, à l'horizon, nous fait prendre conscience de la désespérante platitude de ce volcan. Vu depuis la base de ses flancs et étant donné sa taille (plus de 600 km de diamètre à sa base), on ne se rendrait même pas compte de sa forme générale et l'on ne distinguerait même pas son sommet ! Rien à voir avec un Licancabur, un Vésuve ou un Mauna Loa… Non, décidément, Olympus Mons est différent. Admirez d'ailleurs ses escarpements plus ou moins marqués, mais très bien visibles à la base. Ils sont hauts de plusieurs milliers de mètres ! Notez comme les différents versants présentent des profils diversifiés et parfois même irréguliers... A ce propos, on voit très bien les quelques coulées de laves qui s'y sont épanchées et qui ont adouci les pentes tandis que non loin de là, d'autres versants présentent assurément des abrupts nets, bien plus vifs et très marqués. On remarque aussi très bien la grande coulée, sûrement plus récente que les autres, visible sur le front droit du volcan. Elle renforce le bombement du cône volcanique. Par ailleurs, notez l'aspect générale de ce cône : une certaine impression de concentricité se dégage depuis le sommet du volcan jusqu'à ses marges. Cette impression est très probablement due aux différentes phases d'épanchement du volcan, qui se sont réalisées sur des centaines de millions d'années voire même sur des milliards d'années... Enfin, localement les albédos diffèrent et notamment sur le flanc droit de la caldeira. Décidément, la vision de la planète rouge depuis l'orbite n'a pas fini de nous surprendre et les astronautes qui se rendront sur place un jour, seront très certainement plus éblouis encore par ses beautés que par celles de notre planète bleue. Le Soleil éclaire la scène par le bas gauche. (c) Texte : Gilles Dawidowicz/APM |