L'image martienne de la semaine par Gilles Dawidowicz
Semaine 51 (14 décembre)

Tempêtes ?

Et si des tempêtes de poussières se levaient sur Mars au moment même où les sondes automatiques arrivaient ?

Voilà un scénario catastrophe en passe de devenir réalité ! On se souvient tous de Mariner-9 qui hante encore la mémoire des ingénieurs de la NASA…

Et voilà qu'au Ls 315 (c'est l'hiver dans l'hémisphère Nord et l'été dans l'hémisphère Sud), plusieurs tempêtes locales se lèvent dans la région de … Chryse, là même où va se poser MER-B alias Opportunity le 25 janvier prochain !

Des nuages de poussières ont en effet été détecté dans Chryse et Xanthe, s'étendant vers le Sud et l'Ouest. Vers le Sud-Ouest, les nuages vont vers Eos et Aurorae Sinus. A l'Ouest vers Ganges et Candor. Des nuages de poussières sont aussi visibles dans Mare Erythraeum, au Sud et le Nord du Bassin d'Argyre. Des nuages sont peut-être aussi visibles dans Aram.

Par ailleurs, nous saurons dans les jours qui viennent si dans Hellas se produit le même phénomène, qui risquerait alors d'atteindre Isidis et … le site d'atterrissage de Beagle-2 !

Bref, de quelques régions touchées par les tempêtes, nous pourrions passer à toute la planète en quelques jours…

Il faut rappeler que ces tempêtes sont redoutables pour les engins automatiques, qui ont le sait, sont relativement fragiles lors de leurs phases d'arrivées, car vulnérables aux vents latéraux… Les engins une fois au sol, ne seraient pas mieux protégés de la poussière soulevée par les vents qui pourraient perdurer de longs mois et venir obscurcir les panneaux solaires puis empêcher des alimentations électriques correctes.

Si ces tempêtes prennent une ampleur globale, les missions seraient alors bien compromises !

Pour mémoire, les tempêtes de poussière apparaissent principalement au cours du printemps et de l'été austral (entre Ls 270 et Ls 315). La planète est alors au plus près du Soleil (périhélie) et l'insolation reçue est maximale. Les forts contrastes de température qui existent entre les glaces de la calotte polaire et les terrains en cours de réchauffement favorisent leur apparition et leur développement.

(c) Texte : Gilles Dawidowicz/APM
(c) Image : D.C. Parker et C. Pellier

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