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Alors que la manæuvre d'insertion en orbite de Mars Express a parfaitement réussi, la sonde Mars Odyssey de la NASA n'a pas capté le signal de Beagle 2 lors du premier survol. L'échec de cette première tentative de communication n'est pas alarmant car les conditions n'étaient pas optimum. Mars Odyssey était en effet très bas sur l'horizon n'autorisant qu'une liaison de mauvaise qualité et de courte durée. Une légère dérive de la trajectoire ou une orientation défavorable de l'atterrisseur auraient encore pu détériorer ces conditions déjà limites. Les responsables de Beagle 2 on encore 14 opportunités de contact à travers Mars Odyssey programmées dans leurs ordinateurs. Ce soir entre 22h00 et minuit, l'observatoire Jodrell Bank en Angleterre va pointer son radiotélescope vers Mars pour tenter de détecter le signal de la porteuse de l'émetteur de Beagle 2. Les chances de communications seront bien meilleures car il sera possible de scanner tout un hémisphère de Mars. Un autre survol par Mars Odyssey aura lieu demain vers 19h15. Beagle 2 a pénétré dans l'atmosphère martienne le 25 décembre à 3h47 à la vitesse d'environ 20000km/h. Le freinage exercé par l'atmosphère puis l'ouverture d'un parachute ont décéléré l'atterrisseur à une vitesse d'impact de 60km/h. Courbe de décélération |
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Mais comme Beagle 2 ne possède pas de propulseur, cette manoeuvre était plus sensible qu'il n'y paraît. D'autant qu'il ne faut pas que sa rentrée dans l'atmosphère martienne soit trop directe (sinon il risque de se consummer à la rentrée), ni trop timide auquel cas il risque de ricocher et de ne jamais atterrir sur Mars. Dès lors, Mars Express a du s'orienter correctement, de sorte que Beagle 2 parte exactement dans la bonne direction. Cette étape était périlleuse à double titre : par la précision de pointage requise au moment du largage et parce que les communications avec Mars Express ont été interrompues puisque la sonde n'était plus alignée avec la Terre. D'autre part,
dans le cas où la libération de Beagle 2 ne s'était pas effectué
correctement, cela aurait posé quelques problèmes au vaisseau-mère. En
effet, il lui aurait encore plus difficile de s'écarter de sa
trajectoire de collision avec Mars pour se mettre en orbite avec 69 kg
de charge supplémentaire. Prochaines étapes le 25 décembre : |
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Beagle 2 a été examiné de fond en comble les 4 et 5 juillet derniers. Les tests qui auraient normalement dûs être réalisés il y a une quinzaine de jours avaient alors été reportés à cause d'un comportement anormal de la mémoire de stockage. Les contrôleurs du centre d'opération de l'ESA de Darmstadt ont pu transmettre des composants logiciels sur Beagle 2 et ont pu vérifier qu'ils arrivaient à éteindre et rallumer ses différents unités. Cette suite de tests termine presque la première série de vérifications de Mars Express qui a lieu alors que la sonde est encore au voisinage de la Terre. Il reste à calibrer certains instruments vers mi-juillet. Une seconde vérification aura lieu en arrivant vers Mars. |
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Beagle 2 devait être activé ce vendredi 20 juin pour vérifier que l'atterrisseur emporté par Mars Express avait bien supporté le décollage du 2 juin dernier. Cela devait également constituer une des rares opportunités pour vérifier son bon fonctionnement au cours du voyage. Un appareil scientifique de Mars Express en a décidé autrement. Cet instrument a renvoyé un message étrange à la place de Beagle2. Les contrôleurs de mission de l'ESOC (European Space Operation Center à Darmstadt) ont choisi de déterminer avec le constructeur de l'instrument la cause de ce message. Sachant qu'il ont jusqu'en décembre avant l'arrivée en orbite martienne, ils préfèrent prendre des précautions maximales et s'assurer de tout comprendre de bout en bout. Une commande de démarrage devait être envoyée vendredi à 19h30 heure de Paris. L'atterrisseur devait ensuite communiquer une réponse confirmant le bon fonctionnement de la communication. La procédure devait ensuite se poursuivre avec la vérification du bon fonctionnement des équipements électroniques qui seront mis en sommeil jusqu'en décembre prochain. Cela aurait du être l'occasion de vérifier que les systèmes ne surchauffaient pas. La procédure sera rééditée une fois le message de l'équipement scientifique élucidé. Sur les 12 heures que l'ESOC devait avoir avec Mars Express, 8 heures avaient été réservées à Beagle2. |
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Construction de la sonde en Angleterre (images : Beagle Team) L'atterrisseur Beagle 2 de la sonde Mars Express commence son voyage vers Mars en passant par Toulouse. Après moult péripéties, la sonde est finalement arrivée le 24 février dans les locaux d'Intespace pour des essais d'intégration à la sonde Mars Express. Des problèmes budgétaires, techniques et de délais ont laissé planer le suspense sur l'embarquement effectif de l'atterrisseur sur le "camion" Mars Express jusqu'à la dernière minute. Les problèmes de financement ne sont d'ailleurs pas complètement résolus et le responsable principal du projet, le docteur Colin Pillinger, devra maintenant trouver de nouveaux sponsors afin de rembourser les emprunts contractés pour construire la sonde. Contrairement à d'autres programmes spatiaux, le financement de la mission Beagle 2 est un savant mélange de fonds publics et privés. Le professeur Pillinger ne souhaite pas révéler le coût de la sonde ainsi que les noms des généreux donateurs. L'agence spatiale européenne affirme y avoir contribué à hauteur de 24 millions d'euros, dont deux tiers sont une avance remboursable. Le département du commerce et de l'industrie britannique a versé 8 millions d'euros et 10 autres millions de fonds publics ont été récoltés à travers le Conseil de la physique des particules et de la recherche astronomique. Enfin le constructeur Astrium a également mis la main à la poche mais ne désire pas communiquer le montant Beagle 2 sera couplé à Mars Express pour une dernière vérification des interfaces sur le plan mécanique, électrique et fonctionnel. L'atterrisseur sera ensuite redémonté pour le transport vers Baikanour à bord d'un Antonov en compagnie de Mars Express. A partir du 20 mars commencera la campagne de lancement, qui durera environ 10 semaines, pour que la sonde et son passager soit prêts pour le départ le 23 mai 2003. Cette date correspond au premier jour de la fenêtre de tir, qui se fermera le 21 juin. |