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MARS EXPRESS |
Le CNES et l’ESA ont donné le 16 juin, de 9h à 10h30, une conférence de presse sur leurs projets d’exploration martienne : coopération franco-américaine sur le programme Mars Sample Return, programme Mars Express de l’agence européenne. Cette manifestation, à laquelle des représentants de l’association ont pu assister, se tenait dans le pavillon commun CNES-ESA-Arianespace, devant une simulation du terrain de la planète rouge et une vidéo murale sur la mission de retour d’échantillons mettant particulièrement en valeur l’intérêt que portent l’Europe et la France à cette grande aventure scientifique et technologique.
Le représentant de l’ESA a été en mesure d’affirmer que, " désormais, Mars Express existait ". Après le contrat de réalisation de la sonde, déjà notifié depuis plusieurs mois à Matra Marconi Space, et que les décisions de la récente réunion des ministres européens permettent désormais d’assurer totalement, un nouveau pas décisif vient d’être franchi dans l’engagement de ce programme. Lundi 14 juin, en effet, le contrat de lancement a été signé entre l’agence spatiale européenne et la société Starsem. Cette société, dont Aérospatiale Matra et Arianespace sont actionnaires respectivement à 35% et 15%, commercialise des services de lancement Soyuz. C’est donc un lanceur particulièrement éprouvé (et offert à des conditions de prix intéressantes) qui a été ainsi choisi.
La Mars Society et ses représentants français, qui avaient plaidé sa défense, sont particulièrement heureux de voir ce projet enfin solidement engagé, après les incertitudes budgétaires et politiques qu’il a dû subir. C’est une pièce capitale non seulement par son apport scientifique propre, mais aussi par la collaboration opérationnelle qu’il pourra établir, une fois en opération autour de Mars, avec la sonde japonaise Nozomi, puis avec la mission Sample Return. C’est ainsi une entrée remarquable dans le domaine martien de l’Europe spatiale, dont l’absence aurait constitué un réel revers politique.