|
Retour d'échantillons : |
Après un certain nombre de modifications, une mission définitive a été adoptée pour l’accord qui devrait être signé à la fin de l’année 1999 entre la NASA et le CNES.
Le premier lancement d’un atterrisseur (1,8t) par une fusée Delta-3 ou Atlas-3 interviendra en 2003. L’atterrisseur sera doté d’un rover Athena, d’un Mars Ascent Vehicle (MAV) et d’un système de forage (15 kg). Le MAV (120 kg) emportera environ 500 g d’échantillons en orbite martienne dans un conteneur sphérique de 15 cm de diamètre pesant 3,6 kg. En août 2005, une Ariane 5 avec étage supérieur cryotechnique ESC-A (en cours de développement et utilisant le même moteur que le troisième étage d’Ariane 4) lancera un atterrisseur identique à celui de 2003, l’orbiteur (2,7t) et les quatre Netlanders français (soit une charge utile totale de 5,2t).
Le choix des deux sites où seront prélevés les échantillons ne sera fait qu’après une consultation de la communauté scientifique mondiale. A l’origine, il était prévu d’avoir deux conteneurs d’échantillons dans une seule capsule de retour. Mais ces conteneurs seront finalement dans des capsules séparées (23 kg), ceci afin de fournir une redondance au cas où l’une d’entre elles ne pourrait pas être rendue parfaitement étanche (auquel cas son retour sur Terre ne serait pas admis, pour des raisons de risque de contamination). Les deux capsules de 0,75m de diamètre reviendront sur Terre en octobre 2008.
Les Netlanders seront largués entre 10 et 30 jours avant l’arrivée. Pendant une année martienne, ils étudieront la structure interne et la météorologie de la planète rouge à l’aide d’une caméra panoramique, d’un magnétomètre, d’un séismomètre, d’un senseur de champ électrique, d’un mât météorologique, d’une expérience de radio-science et d’un sondeur radar. Les données seront transmises via la sonde européenne Mars Express et les micro-orbiteurs TWIN.
L’orbiteur (sous responsabilité du CNES) sera le premier engin à utiliser l’aérocapture au lieu d’un module de propulsion pour se placer en orbite autour de Mars. Il sera doté d’un système de rendez-vous et de récupération des conteneurs d’échantillons comprenant un ordinateur, un panier de capture, un localisateur radio et le lidar (radar laser) qui opère à partir d’une distance de 5 km.
Après 2005, l’accord franco-américain prévoit la possibilité de répéter la mission. Mais la fenêtre astronomique étant moins favorable, il faudra faire appel à trois fusées Delta-3 Plus ou trois Atlas-5 pour lancer les deux atterrisseurs et l’orbiteur de fourniture française.
(avec l’aimable autorisation de Christian Lardier, auteur de l’article d’origine dans le n°1720 du 15.10.1999 d’Air et Cosmos)