MISSIONS MARTIENNES :
CONCERTATION INTERNATIONALE

Fin janvier, des délégations de quatre agences spatiales se sont retrouvées à Londres dans le cadre du " Groupe de Travail International sur l’Exploration de Mars ". Dans l’état actuel des prévisions, deux sondes doivent quitter la Terre à chacune des prochaines opportunités astronomiques :

Et n’oublions pas la sonde japonaise Nozomi, déjà dans l’espace, qui devrait atteindre Mars en 2003. La mission de retour d’échantillons MSR devrait servir de base à d’autres missions semblables, mais plus ambitieuses, envisagées pour la suite. Enfin, la NASA pense à placer une série de microsatellites de télécommunications en orbite martienne, à partir de 2003.

Le double échec des missions Surveyor 98 ne devrait évidemment pas être sans conséquences sur ce programme. Sauf à apprendre par miracle, suite aux investigations radioélectriques en cours, que Mars Polar Lander a finalement bien fonctionné, l’atterrisseur de 2001 ne sera pas lancé. Dans ce cas le " lander " de 2003 deviendrait un démonstrateur de technologie, au lieu d’être le premier des deux consacrés à MSR, et l’unique lander de cette mission serait donc celui de 2005, avec des ambitions sans doute revues à la baisse.

Cependant:

Les quatre agences se sont aussi entendues sur un standard commun de télécommunications, de façon à ce que tous ces vaisseaux puissent communiquer entre eux. Les américains ont donné l’assurance qu’à partir de la mission de 2003 leurs vaisseaux seraient à ce standard. Un problème se pose par contre pour l’orbiteur de 2001, dont la conception est antérieure. Ils étudient la possibilité de le modifier.

Ce meeting a aussi été l’occasion pour des pays moins impliqués jusqu’à présent (Canada, Hongrie) de manifester leur intérêt, en particulier au travers de participation aux projets des principales agences. A noter cependant l’absence d’une délégation russe ; il a été décidé de tout mettre en œuvre pour faire venir au moins un délégué de ce pays aux prochaines réunions du groupe.

upe.