AURORA : L’EUROPE S’INTÉRESSE À L’EXPLORATION HUMAINE

(doc. ESA)

Dans un récent communiqué, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a fait part de son intérêt pour l’exploration du système solaire, non seulement robotique, ce que l’on savait déjà, mais aussi humaine. Les 3 et 4 avril s’est tenu sur ce thème à l’ESTEC, son centre technique situé aux Pays-Bas, un atelier, et elle prépare une proposition de programme (AURORA) qu’elle compte soumettre à la conférence ministérielle de novembre prochain. C’est au cours de ces conférences, qui se tiennent environ tous les 18 mois à deux ans, que les grandes décisions orientant pour les années à venir les programmes de l’agence sont prises.

Pour préparer cet atelier, l’ESA avait d’abord demandé à l’industrie et aux scientifiques d’examiner le contenu des missions d’ores et déjà planifiées, d’en proposer éventuellement d’autres et d’évaluer les technologies à mettre en œuvre pour les mener à bien. Parallèlement, elle avait sollicité des propositions de la part des scientifiques en ce qui concerne les objectifs à assigner à l’exploration du système solaire. L’atelier avait pour premier objet de discuter les résultats de ces analyses, et plus particulièrement, au travers de groupes de travail séparés, d’examiner :

Grâce à ce travail de consultation très large, l’agence va pouvoir bâtir sa proposition AURORA dans les meilleures conditions. L’ambition de ce programme est bien de définir et de mettre à exécution une stratégie long terme d’exploration robotique et humaine du système solaire pour l’Europe spatiale.

Il est réconfortant de voir ainsi l’Europe afficher une attitude résolue et sans complexe, et réfléchir au rôle de l’Homme, dont la nécessaire implication est reconnue, dans l’exploration future de l’espace. Mars… Mars et la Lune… la Lune puis Mars : peu importe à ce moment de la réflexion. Ce qui est important pour l’avenir de l’Europe, c’est d’être présent, d’être une force de proposition et de démontrer à nos amis d’outre-atlantique, parfois enclins à sous-estimer nos capacités d’innovation et d’initiative, que l’Espace, ses perspectives et son rêve, ne sont pas qu’américains !

La conférence de novembre aura à faire face à de graves décisions, lourdes de conséquences, dans le domaine plus " terre-à-terre " des applications industrielles de l’Espace. Pourtant, il faut vraiment souhaiter bonne chance à AURORA, car si une instance comme l’ESA n’est pas soutenue dans ses visions à long terme, qui le sera ?


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