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La prospection des futurs sites d'atterrissage des rovers de 2003 a commencé. |
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Les scientifiques de la NASA ont ouvert la chasse aux sites d'atterrissage pour les rovers MER-A et MER-B (Mars Exploration Rover) qui se poseront début 2004 sur la planète rouge. L'objectif principal de ces deux missions est la recherche de preuve de la présence d'eau liquide sur Mars dans le passé.
Le groupe de travail chargé du choix des sites d'atterrissage se réunira pour la première fois fin janvier 2001 au centre de recherche Ames de la NASA en Californie. Les experts ont commencé à rechercher des sites qui satisfont deux critères essentiels : retours scientifiques élevés, sécurité maximumale pour l'atterrissage.
Initialement quelque 185 sites d'atterrissage potentiels avaient été répertoriés. Cette liste a ensuite été réduite à une trentaine, considérés comme scientifiquement prioritaires. Mars Global Surveyor, actuellement en orbite autour de Mars, aura maintenant pour objectif une inspection détaillée des sites en compétition afin de confirmer leurs intérêts scientifiques et évaluer les risques et les probabilités de succès pour l'atterrissage.
Les lancements des deux astromobiles sont actuellement prévus le 30 mai et le 27 juin 2003, ce qui les conduira à atteindre la planète rouge respectivement le 4 janvier et le 8 février 2004. Les caractéristiques préliminaires des deux atterrisseurs ont permis de faire une première évaluation de l'ellipse d'incertitude d'atterrissage. Les sites d'atterrissage actuellement à l'étude se situent au sud d'Isidis et dans Elyseum Planitia dans l'hémisphère Est et à l'ouest d'Arabia Terra, Terra Meridiani, Xanthe Terra et Chryse Planitia dans l'hémisphère Ouest.
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D'autres zones intéressantes à l'étude se situent au fond de Valles Marineris, vues spectaculaires garanties.
Chaque rover d'environ 150 kg emportera une batterie d'instruments qui lui permettront d'analyser les échantillons de roche et de sol. Un outil spécial permettra de gratter les couches superficielles de certains objets intéressants afin d'analyser leur composition interne. Conçus pour parcourir jusqu'à 100 m par jour, ces véhicules auront une grande mobilité. Si leur état le permet, les opérations sur Mars pourraient se prolonger au-delà d'avril 2004.
Les sites d'atterrissage devront être choisis environ un an avant le lancement. Les cibles sont des points susceptibles d'avoir été recouverts par l'eau dans le passé, tels des anciens lacs, afin que les perspectives d'analyser des échantillons dans des bassins sédimentaires soient bonnes.
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Le système d'atterrissage utilisera des coussins gonflables, similaires à ceux utilisés par Mars Pathfinder en 1997. Après avoir touché le sol une première fois, la sonde avait rebondi entre 10 et 20 fois, parcourant ainsi près de 2 km avant de se stabiliser. La mise au point d'un système d'atterrissage sûr et précis est une tâche difficile. Une mauvaise mesure d'altitude liée à une pente trop raide pourrait conduire à une mise en marche ou un arrêt prématuré des rétrofusées ou du gonflage des coussins gonflables. Une estimation de la densité de l'air près des sites d'atterrissage est également essentielle pour appréhender l'efficacité des parachutes. Le vent et la poussière sont deux variables qui auront un impact direct sur la longévité des rovers. Une couverture poussiéreuse trop importante réduirait l'efficacité des panneaux solaires et conduirait à un arrêt prématuré par manque d'énergie.
La rencontre de fin janvier réunira un panel représentant de nombreux domaines scientifiques tels que la biologie, la géologie et la chimie. Les discussions seront certainement passionnées pour choisir les sites les plus prometteurs. L'objectif de cette première rencontre est d'arriver à un consensus sur un nombre réduit de sites possibles. Il sera certainement difficile de trouver un bon compromis entre intérêts scientifiques et sécurité d'atterrissage, mais la priorité ira certainement à une prise de risque minimum. Les images haute résolution de Mars Global Surveyor des sites présélectionnés faciliteront sans doute le choix définitif, mais attiseront également les débats.
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