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Et si l'eau n'était pas en cause ? |
Un article à paraître dans les Geophysical Research Letters présentera des travaux d'une équipe de l'U.S. Geological Survey sur le pourtour du bassin d'Hellas. Les observations réalisées viennent compléter celles qui ont été réalisées précédemment sur les chenaux d'inondation martiens. Mais c'est aujourd'hui l'occasion de détailler un peu l'explication retenue par ces chercheurs : White Mars.
Les structures que l'article décrit ont été découvertes à partir du modèle numérique d'élévation de la zone du bassin d'Hellas, lequel mesure 2000 kilomètres de diamètre pour neuf de profondeur ; ce modèle avait une résolution horizontale de 500 mètres. Sur la bordure du bassin, les régions volcaniques de Malea et Hesperia Plana se situent plusieurs centaines de mètres en dessous du niveau "normal". Certaines incohérences dans les structures observées les orientent vers des phénomènes de type "érosion explosive" déclenchées lors du contact d'une montée de magma avec une couche liquide présente dans la croûte martienne. Ce type de phénomène est similaire à celui décrit pour le cas des inondations dans Tharsis.
Différence de taille, dans le cas présent, le fluide responsable des explosions de roches ne serait pas de l'eau, mais du dioxide de carbone ou un mélange H20/C02 (70%/30% a l'air d'avoir des propriétés physiques intéressantes). C'est l'hypothèse White Mars, appelée ainsi parce qu'elle autorise une jeunesse martienne avec un climat beaucoup plus froid. Ceci nécessite de moindres variations entre le climat de l'époque et celui de Mars aujourd'hui, et s'accomode mieux d'un Soleil alors moins chaleureux. D'autre part, le CO2 comme fluide déclencheur de ces érosions explosives leur permettrait une plus grande rapidité et une plus grande extension. La plus grande volatilité du dioxide de carbone permettrait également à ces érosions de se dérouler sous une pression atmosphérique moindre.
Lien :
Site de White Mars.
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