Le programme martien français en difficulté.

(Crédit photo : CNES.)

La participation de la France à un programme à long terme d'exploration martienne est sujette à caution depuis l'amputation de 2,6% du budget du Centre National d'Etudes Spatiales dans la proposition de budget 2003. Une certitude est que le projet Mars Premier de l'agence française, qui doit inclure un orbiteur et quatre atterrisseurs de 18 kilogrammes chacun, sera sensiblement retardé, avec vraisemblablement un lancement décalé de 2007 à 2009. Ceci s'ajoute au report précédent de la mission de retour d'échantillon de 2005 à 2007, puis 2011 au mieux.

L'équipe projet de Mars Premier, dont le coût estimé est de 450 millions d'euros, recherche actuellement des réductions significatives de cette enveloppe. D'après Jean-Louis Counil, la priorité principale reste aux Netlanders (les atterrisseurs équipés de séismographes qui doivent sonder l'intérieur de la planète rouge). Viennent en deuxième position les technologies nécessaires à la mission de retour d'échantillon, et en troisième les missions scientifiques depuis l'orbite. La situation pourrait être clarifiée dans les prochaines semaines.

Ce programme constitue une part notable du programme Aurora (le retour d'échantillons est une des deux missions principales de l'ASE : Agence Spatiale de l'Espace). La solution d'européaniser, pourrait permettre de répartir les coûts avec d'autres pays qui souhaiteraient participer. Toutefois, Aurora fait partie des programmes de l'ASE dits "à la carte", c'est-à-dire hors du programme scientifique obligatoire, et n'est pour l'instant crédité que de 14 millions d'euros, soit juste assez pour engager les études préliminaires.


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Last modified: Wed Oct 16 23:50:22 CEST 2002