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MARIE A PARLÉ |
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| (Comparaison des doses reçues en orbite martienne et à bord de la Station Spatiale Internationale.) |
Depuis un an, Mars Odyssey a patiemment collecté des renseignements sur notre voisine martienne. Nous avons désormais des cartes de répartition du fer, de silicium et de thorium aux latitudes moyennes, de l'hydrogène aux pôles. Sans compter les images infrarouges qui nous renseignent sur les événements qui ont modelé la surface de Mars. Ainsi, la découverte de roches riches en olivine dans Ganges Chasma indique que cette zone n'a pas connu d'eau depuis très longtemps, car l'olivine est facilement détruite à son contact. Bien entendu, nous bénéficions aussi des innombrables vues (à la résolution d'une vingtaine de mètres) postées régulièrement sur le site de la web de la sonde, dont certaines vous sont commentées dans notre rubrique « l'image de la semaine ».
Un autre résultat attendu a été fourni par l'expérience « MARIE » ; il concerne l'environnement radiatif en orbite. C'est l'objet de l'image ci-contre. Les niveaux mesurés sont conformes aux prévisions et correspondent à ceux qu'on attend dans l'espace interplanétaire. Mars, contrairement à la Terre, ne possède en effet pas de champ magnétique susceptible de les atténuer. C'est ce qui explique qu'ils soient deux fois et demi supérieurs à ceux constatés au niveau de l'orbite de la Station Spatiale Internationale. On a d'autre part vérifié que les événements solaires (bouffées sporadiques de particules, essentiellement des protons) n'étaient pas nécessairement corrélés au niveau des deux planètes.
Bien entendu, ce qui est vraiment significatif, c'est l'ambiance radiative sur le sol de Mars, puisque c'est là que les explorateurs séjourneront et travailleront. Initialement, l'expérience « MARIE » devait comporter un segment orbital (celui qui travaille sur Mars Odyssey) et un segment sol, qui devait être monté sur le Lander 2001. Les deux instruments auraient effectué des mesures simultanées, ce qui aurait permis de caractériser avec précision l'influence de l'atmosphère et du sol martiens sur le niveau d'exposition. La NASA ayant décidé de ne pas lancer cette doublure du malheureux Mars Polar Lander, nous en sommes réduits à faire confiance aux modèles théoriques. Ceux-ci prévoient que l'exposition encourue à la surface de Mars serait environ quatre fois moindre, c'est-à-dire inférieure à celle de la Station Spatiale.
Au total, dans la mission type actuellement considérée : 6 mois aller, 18 mois de séjour, 6 mois retour, les doses encourues respectent avec une bonne marge de sécurité les règlements sanitaires de la Station Spatiale (limites mensuelle, annuelle, de carrière). Les radiations ne constituent pas un alibi valable pour renoncer au voyage vers Mars. Néanmoins, leur niveau est significatif et mérite l'attention :
Quelques cartes :
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| (Carte de répartition du fer martien aux latitudes moyennes.) |
(Carte de répartition du silicium martien aux latitudes moyennes.) |
(Carte de répartition du thorium martien aux latitudes moyennes.) |
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