Février 2006 La NASA a abandonné il y a quelques semaines la propulsion oxygène méthane pour le module de service du nouveau vaisseau "Crew Exploration Vehicle" ou CEV. Or le moteur de ce module de service devait être le même que celui de l'étage de remontée du module lunaire. Pourquoi le méthane avait il été choisi? D'abord parce que le couple oxygène méthane est plus performant que les ergols dit stockables (parce que liquides à température ambiante) comme le peroxyde d'azote et les divers dérivés de l'hydrazine utilisés par la cabine Apollo, le module lunaire Apollo et les étages inférieurs d'Ariane 4. Alors pourquoi pas le couple oxygène hydrogène qui est le plus performant de tous ? Il a bien été retenu dans le nouveau projet de retour à la Lune pour l'atterrissage sur notre satellite. Mais comme de longs séjours sur le sol lunaire (avec 14 jours de plein soleil) sont prévus, la conservation d'hydrogène aurait été difficile pendant toute cette période dans l'étage de remontée alors que celle du méthane moins froid est plus facile. Et puis surtout l'apprentissage des moteurs à oxygène et méthane aurait préparé les missions martiennes pour lequel le retour est envisagé avec du méthane et de l'oxygène produits sur place en faisant réagir un quantité assez faible d'hydrogène avec le gaz carbonique de l'atmosphère martienne. ![]() L'abandon momentané du méthane s'explique par la hâte manifestée par les américains à faire voler le CEV. Plus celui ci sera disponible rapidement et plus la navette, forte consommatrice de crédits, pourra être arrêtée rapidement. Le choix s'est donc porté vers des ergols très classiques comme sur l'ancienne cabine Apollo. Mais l'objectif Mars et la maîtrise du méthane ne sont pas abandonnés pour autant. Les industriels Aerojet et Northrop Grumman ont reçu respectivement des contrats de 6,3 et 7,8 millions de dollars pour developper et tester des moteurs à oxygène et méthane. L'objectif annoncé, à terme un peu plus lointain que le CEV, est bien la propulsion des modules de remontée lunaires et martiens.
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