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Visite de membres de l'association à Snecma Vernon
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25 juillet 2006
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Le groupe dans le hall d'exposition devant la V2. En arrière plan le premier étage du lanceur Diamant B. Photo Snecma
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Le groupe devant un moteur Vulcain 2 d'Ariane 5. En arrière plan une maquette échelle 1 d'une tuyère de booster Ariane 5. Photo Snecma
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Un Vulcain 2 en essai à feu. Photo Snecma
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Dans le hall de montage un moteur Vulcain 2 prêt pour livraison. Photo Snecma
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Le 28 juin après midi, une quinzaine de membres de l'association se sont retrouvés à Vernon dans l'Eure pour une visite du site de la Division Moteurs Spatiaux. Le hall d'exposition a permis d'illustrer l'histoire du site, qui a commencé en 1947 avec l'arrivée d'ingénieurs allemands de l'équipe Von Braun dans un établissement qui relevait alors de la défense (LRBA). Les engins qui ont marqué l'histoire du développement des fusées en France et en Europe sont présents en ce lieu : Véronique (en vol dès 1952), le premier étage du lanceur national Diamant (1965), les bai grammeses de propulsion du premier et troisième étage d'Ariane 1. On remarque que la taille des fusées croissant, seule la première génération peut entrer entière dans les salles (la Véronique), à la deuxième génération il faut se contenter d'étages et à la troisième (Ariane) de baies de propulsion ou de moteurs. Mais toute l'histoire de la propulsion à liquides ne s'est pas jouée à Vernon. La SEPR née en 1945 et installée à Villejuif puis à Villaroche, a développé des moteurs fusée pour avion en particulier le Trident (Mach 2) puis le SEPR 844 moteur d'appoint pour Mirage 3 et seul moteur fusée à liquide au monde à être entré en service opérationnel (armées de l'air française, suisse et sud africaine). C'est jusqu'à présent le seul moteur fusée qualifié vol humain en Europe et sur lequel des milliers de pilotes ont volé. Mais le centre de Villaroche a aussi fait l'histoire en mettant au point, avant la fin des années 60, le premier moteur à hydrogène et oxygène liquide hors USA, le HM4. De cet première expérience est né le moteur HM7 (6 tonnes de poussée) du troisième étage d'Ariane 1 à 4. Ce moteur équipe maintenant encore la nouvelle version ECA du lanceur Ariane 5. La propulsion d'Ariane 5 est bien sûr représentée dans le hall d'exposition par le moteur Vulcain (110 tonnes de poussée) et par un maquette à échelle 1 de la tuyère d'un booster à poudre (600 tonnes de poussée). Curiosité : à proximité se trouve exposé le moteur électrique PPS 1350 de poussée limitée à 9 grammes mais qui offre , à poussée égale, une consommation quatre fois plus faible qu'un moteur fusée à hydrogène et oxygène. Déjà en utilisation sur les satellites de télécommunication pour le contrôle d'orbite Nord Sud, ce type de moteur offre de très grandes perspectives pour l'exploration planétaire.
Le groupe a ensuite parcouru les installations de production (usinage des pièces critiques comme les roues de pompe ou les carters complexes) puis a revêtu blouses blanches, chaussons et bonnets pour accéder aux salles propres de montage des moteurs où convergent les matériels fabriqués par tous les coopérants européens (plus de 50% de la production) comme ceux fabriqués en France.. La période était bien choisie : les deux premiers moteurs Vinci (18 tonnes de poussée) qui ont commencé leurs essais en 2005 et 2006 étaient visibles. Ces moteurs remplaceront à terme le petit moteur HM7 sur Ariane 5. Ils offriront au lanceur un accroissement de performance pour suivre l'augmentation de masse des satellites et ils permettront des missions plus complexes avec plusieurs allumages du moteur. Par exemple, grâce au Vinci, la mission de retour d'échantillons martiens sera possible avec un seul lancement d'Ariane 5 contre deux avec la version actuelle, ce qui impliquerait un complexe rendez vous orbital autour de Mars.
La visite s'est achevée sur les bancs d'essai. Le groupe a pu accéder au grand banc d'essai du moteur Vulcain le PF50. Nous sommes d'abord descendu sous terre dans le PC de tir enterré construit en deux étapes : dans les années 60 pour les essais du premier étage Diamant puis dans les années 70 pour le premier étage d'Ariane. La rangée des pupitres de commande a rappelé aux visiteurs les installations de lancement de Kourou. Puis le groupe a emprunté l'ascenseur (aux équipements anti déflagrant - nous sommes alors dans une zone où il faut prendre toutes précautions vis à vis de présence d'hydrogène) pour voir sur la cellule d'essai un moteur Vulcain 2 qui subit des essais à feu de réglage avant expédition aux Mureaux pour intégration sur l'étage central d'Ariane 5 puis en Guyane pour un vol prochain.
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Smart 1: "Pour la première fois au monde un propulseur électrique a été utilisé pour passer d'un orbite terrestre à une orbite lunaire. La sonde Smart one a ainsi atteint l'orbite lunaire grâce à un moteur plasmique Snecma dont la poussée est de 9 grammes mais le rendement quatre fois meilleur que celui d'un moteur fusée (la consommation est divisée par 4). D'importants accroissements de vitesse peuvent être fournis par ce genre de propulseurs capables de fonctionner 10.000 heures. Image ESA."
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Propulseur plasmique PPS Snecma en fonctionnement au banc d'essai. Ce moteur est une version quatre fois plus puissante que celle qui a propulsé Smart One. Demain ces moteurs seront utilisés pour les missions planétaires, vers Mars en particulier. Photo Snecma/ESA
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